10/04/2008 quelques lignes de mon livre
VALADOS
*Valados est d’ici et d’ailleurs !
Il se situe hors de l’espace temps, à mi-chemin entre votre présent et mon passé.
Imprimé à jamais, dans la fragile mémoire d’un enfant : L’Enfant de la Goldra !
Valados n’est pas une ville !
Ce n’est pas non plus un village, pas même un canton.
Valados est un lieu dit construit aux pieds d’une gigantesque montagne, comme me sont souvent les montagnes.
Ce lieu dit s’est approprié son appellation* des dizaines de murets construits avec les pierres qui prolifèrent en cet endroit.
Ces gros cailloux, extraits du ventre de la montagne, ont été taillés par les mains des habitants à travers les âges ! Rien ne bouge par ici !
Rien n’a bougé, surtout pas ces infinis, ces infatigables, ces innombrables petits murs de pierres.
Ces cailloux furent empilés les uns sur les autres et les uns après les autres... puis, superposés les uns par-dessus les autres, par l’obstination des tous premiers habitants.
Cà nous ramène des lustres en arrière, même si, de nos jours, rien ne semble vouloir changer.
Valados survit sous le soleil de son inertie.
Le fait est ; que cette oeuvre de roche improvisée, fut perpétuée par chaque nouvelle âme arrivant dans ce coin perdu... et, qui pour cette évidente raison, a bien peu de chances d’en repartir.
L’œuvre de la Goldra reste, de nos jours encore, inachevée...
A contrario, la montagne éventrée commence à se désagréger !
*murets
Grâce à cette tradition sauvegardée, ce lieu dit reçut donc toute sa légitimité.
Il fût baptisé : Valados*
En contrebas, après une très longue marche, de préférence les pieds protégés dans de solides bottes de sept lieues ; au-delà des champs et des routes, des fermes et des fermiers, on arrive sur un sol miraculeusement plat.
L’ascension a du bon car ici, devant nos pupilles dilatées par la chaleur, se déverse un océan pour tout horizon.
De cet océan, l’enfant ne pourrait guère en parler et pour cause, il lui fût zone interdite durant toute son enfance. Cette enfance ne le quitte jamais.
Cette enfant dont je veux vous parler, je le connais ; l’enfant de la Goldra, c’est moi.
*
De cette interdiction paternelle formelle, il en résultera une phobie de l’eau et la peur incontrôlable des profondeurs obscures de la mer.
Fascination pour l’interdit, oui, mais terreur des vagues de cette immensité liquide et opaque.
Un souvenir malsain d’une noyade improvisée juste pour rire, juste pour passer du bon temps aux dépends d’un enfant pétrifié.
Que vous dire d’autre ? Ainsi était le père de l’enfant ! Taquin et cruel. Ainsi était mon papa : Adulte primaire ...adulte immature assurément !
Vous pouvez vous douter de la suite. Une totale incapacité à nager, pour cet enfant né sur la Goldra. Quarante ans plus tard, je ne nage toujours pas
Donc, je ne saurai jamais nager ! Pas faute d’avoir essayé ; mais l’enfant de la Goldra ne saura jamais nager, comme beaucoup de ceux qui sont nés au bord de l’eau, d’ailleurs.
Douze petits kilomètres de distance séparent la grande bleue de la Goldra et ses 12000 mètres ont été fatals à cet enfant, que mon esprit incantateur ne cesse de remémorer.
L’enfant ne connaîtra jamais cet endroit magique. Là précisément où la Méditerranée embrasse l’Atlantique et se confondent pour toujours dans une embrassade tumultueuse et salvatrice.
*Valados est d’ici et d’ailleurs !
Il se situe hors de l’espace temps, à mi-chemin entre votre présent et mon passé.
Imprimé à jamais, dans la fragile mémoire d’un enfant : L’Enfant de la Goldra !
Valados n’est pas une ville !
Ce n’est pas non plus un village, pas même un canton.
Valados est un lieu dit construit aux pieds d’une gigantesque montagne, comme me sont souvent les montagnes.
Ce lieu dit s’est approprié son appellation* des dizaines de murets construits avec les pierres qui prolifèrent en cet endroit.
Ces gros cailloux, extraits du ventre de la montagne, ont été taillés par les mains des habitants à travers les âges ! Rien ne bouge par ici !
Rien n’a bougé, surtout pas ces infinis, ces infatigables, ces innombrables petits murs de pierres.
Ces cailloux furent empilés les uns sur les autres et les uns après les autres... puis, superposés les uns par-dessus les autres, par l’obstination des tous premiers habitants.
Cà nous ramène des lustres en arrière, même si, de nos jours, rien ne semble vouloir changer.
Valados survit sous le soleil de son inertie.
Le fait est ; que cette oeuvre de roche improvisée, fut perpétuée par chaque nouvelle âme arrivant dans ce coin perdu... et, qui pour cette évidente raison, a bien peu de chances d’en repartir.
L’œuvre de la Goldra reste, de nos jours encore, inachevée...
A contrario, la montagne éventrée commence à se désagréger !
*murets
Grâce à cette tradition sauvegardée, ce lieu dit reçut donc toute sa légitimité.
Il fût baptisé : Valados*
En contrebas, après une très longue marche, de préférence les pieds protégés dans de solides bottes de sept lieues ; au-delà des champs et des routes, des fermes et des fermiers, on arrive sur un sol miraculeusement plat.
L’ascension a du bon car ici, devant nos pupilles dilatées par la chaleur, se déverse un océan pour tout horizon.
De cet océan, l’enfant ne pourrait guère en parler et pour cause, il lui fût zone interdite durant toute son enfance. Cette enfance ne le quitte jamais.
Cette enfant dont je veux vous parler, je le connais ; l’enfant de la Goldra, c’est moi.
*
De cette interdiction paternelle formelle, il en résultera une phobie de l’eau et la peur incontrôlable des profondeurs obscures de la mer.
Fascination pour l’interdit, oui, mais terreur des vagues de cette immensité liquide et opaque.
Un souvenir malsain d’une noyade improvisée juste pour rire, juste pour passer du bon temps aux dépends d’un enfant pétrifié.
Que vous dire d’autre ? Ainsi était le père de l’enfant ! Taquin et cruel. Ainsi était mon papa : Adulte primaire ...adulte immature assurément !
Vous pouvez vous douter de la suite. Une totale incapacité à nager, pour cet enfant né sur la Goldra. Quarante ans plus tard, je ne nage toujours pas
Donc, je ne saurai jamais nager ! Pas faute d’avoir essayé ; mais l’enfant de la Goldra ne saura jamais nager, comme beaucoup de ceux qui sont nés au bord de l’eau, d’ailleurs.
Douze petits kilomètres de distance séparent la grande bleue de la Goldra et ses 12000 mètres ont été fatals à cet enfant, que mon esprit incantateur ne cesse de remémorer.
L’enfant ne connaîtra jamais cet endroit magique. Là précisément où la Méditerranée embrasse l’Atlantique et se confondent pour toujours dans une embrassade tumultueuse et salvatrice.